Quel type de pendentif choisir ? Les 7 catégories à connaître

Il existe sept types de pendentifs bien distincts : la médaille, le médaillon, la croix, le solitaire, le serti, le pendentif symbolique et le pendentif barrette.

Chacun répond à une définition précise et à ses propres critères de qualité, ce qui explique pourquoi deux pièces d’apparence proche peuvent afficher des prix très différents. Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur les bijoux comportant des pierres gemmes ou des perles a relevé un taux d’anomalie de 28 % sur l’étiquetage, ce qui rend ces repères d’autant plus utiles avant un achat (source).

Pour voir chaque type de pendentif en image et apprendre à les reconnaître d’un coup d’œil, la vidéo ci-dessous passe en revue les sept familles en un peu plus de cinq minutes.

 

Pendentif, chaîne et collier : bien distinguer ces mots

Le pendentif est l’élément décoratif suspendu, celui qui porte le motif, la pierre ou la gravure. La chaîne est le support qui le porte autour du cou. Le collier est le terme générique qui désigne l’ensemble du bijou de cou, avec ou sans pendentif accroché. Un médaillon reste, par définition, un pendentif : c’est un sous-type parmi les sept présentés ici, pas une catégorie à part.

Cette distinction compte au moment de l’achat : un pendentif se choisit d’abord pour son motif et sa symbolique, la chaîne se choisit ensuite en fonction du poids et du style du pendentif, comme détaillé plus bas dans cet article.

Le pendentif médaille : le disque qui se grave

La médaille est un disque métallique frappé, orné d’un motif sur une face et laissé lisse sur l’autre pour recevoir une gravure. Pour une médaille de baptême, le diamètre courant se situe entre 14 et 20 millimètres ; un adulte s’oriente plutôt vers 25 à 30 millimètres. La tradition veut que la marraine offre la médaille et le parrain la chaîne.

Le repère de qualité le plus fiable tient au toucher : une médaille frappée en or massif a du poids et un bord net, tandis qu’une médaille creuse ou plaquée plie sous une légère pression du pouce et présente un bord arrondi, presque mou.

Des maisons françaises spécialisées comme Sanctis, fondée en 1959, proposent notamment de belles et authentiques médailles de baptême à prix abordable pour les petits budgets, en or ou en argent, avec un service de gravure au dos.

Le pendentif médaillon : la différence avec la médaille

Contrairement à la médaille, le médaillon n’est pas un simple disque mais un boîtier muni d’une charnière qui s’ouvre, pensé pour cacher une photo ou une mèche de cheveux à l’intérieur : c’est ce qu’on appelle couramment un collier avec une photo à l’intérieur.

Sur une pièce de qualité, la charnière est soudée à fleur du métal et se referme avec un vrai clic de fermoir. Sur une pièce bas de gamme, le couvercle est simplement emboîté par friction, ce qui l’expose à s’ouvrir seul dans une poche ou un sac. Le test à faire avant d’acheter un médaillon consiste donc à manipuler plusieurs fois la charnière pour vérifier sa tenue.

Le pendentif croix : une famille à elle seule

La croix constitue une catégorie entière de pendentifs, avec plusieurs styles bien distincts qui circulent couramment en France. Les reconnaître évite de confondre des modèles qui se ressemblent à distance mais reposent sur des symboliques très différentes.

Croix latine

La croix latine a une branche verticale nettement plus longue que l’horizontale, dans une proportion d’environ trois pour deux. C’est le modèle le plus répandu, celui qu’on imagine spontanément à l’évocation d’une croix chrétienne.

Croix celtique

La croix celtique ajoute un cercle qui relie les quatre branches. Ce cercle est un symbole solaire antérieur au christianisme, repris ensuite par l’Église d’Irlande à partir du haut Moyen Âge.

Croix occitane

La croix occitane se reconnaît à ses douze petites boules réparties par groupes de trois à l’extrémité de chaque branche évidée. Cette croix cléchée et pommetée apparaît sur les blasons des comtes de Toulouse dès le douzième siècle, ce qui la distingue nettement d’une croix templière ou d’une croix de Malte, qui n’en portent pas.

Croix camarguaise

La croix camarguaise combine trois symboles en un seul bijou : la croix et ses tridents de gardians pour la foi, l’ancre marine en bas pour l’espérance, le cœur au centre pour la charité. Elle a été dessinée dans les années 1920 par le peintre Hermann-Paul à la demande du marquis Folco de Baroncelli, pour représenter la « nation camarguaise » des gardians et des pêcheurs.

Croix orthodoxe

La croix orthodoxe porte trois barres horizontales : la petite en haut représente l’inscription INRI, la longue figure les bras, et la barre oblique en bas évoque un repose-pieds incliné.

Croix huguenote

La croix huguenote se reconnaît à sa base inspirée de la croix de Malte, avec une fleur de lys insérée entre chaque branche, et à la colombe (ou au petit pendentif en forme de goutte appelé trissou) suspendue en dessous. Elle serait apparue vers 1688, peu après la révocation de l’édit de Nantes, façonnée par une famille d’orfèvres nîmois, et reste aujourd’hui le symbole du protestantisme français.

Le pendentif solitaire : une seule pierre mise en valeur

Le solitaire monte une seule pierre, en général sur quatre ou six griffes, ce qui laisse passer la lumière et valorise la pierre. Cette monture ouverte l’expose toutefois davantage aux chocs qu’un serti clos.

Le pendentif serti : quand plusieurs pierres changent la donne

Le serti multiplie les pierres autour ou sur le pendentif, avec des rendus et des prix très différents selon la technique utilisée.

  • Serti clos : la pierre est entièrement entourée de métal, ce qui la protège mieux mais assombrit légèrement son éclat.
  • Serti pavé : de nombreuses petites pierres recouvrent la surface pour un effet de volume, à un coût par carat généralement inférieur à une pierre unique équivalente.
  • Serti illusion : une seule petite pierre est entourée d’un anneau de métal gravé en facettes pour imiter visuellement un plus gros diamant. C’est le piège esthétique le plus courant sur ce type de pendentif.

Le repère qui protège des arnaques au moment de l’achat : ne jamais demander « combien de pierres », mais demander le poids total en carats. Vingt minuscules pierres peuvent peser collectivement moins qu’une seule pierre de 0,30 carat, pour un prix affiché pourtant proche.

Le pendentif symbolique et porte-bonheur

Cette famille regroupe les pendentifs choisis avant tout pour leur signification plutôt que pour leur matière : le cœur, l’arbre de vie, une initiale ou un signe du zodiaque en font partie. Le design reste généralement épuré, en or blanc, or jaune ou argent.

Un détail à connaître dans cette famille : un trèfle porte-bonheur compte toujours quatre feuilles. Le trèfle à trois feuilles est un tout autre symbole, celui du trèfle irlandais classique, et ne porte pas la même signification.

Le pendentif barrette : la forme qui monte en popularité

La barrette est une forme allongée, généralement entre 20 et 35 millimètres, popularisée par la joaillerie minimaliste scandinave. Elle est souvent gravée d’un mot, d’une initiale ou de coordonnées géographiques plutôt que d’un motif figuratif, ce qui en fait aussi l’un des pendentifs les plus faciles à personnaliser.

Comment choisir son pendentif selon la matière, la pierre ou sa signification ?

Au-delà du type de pendentif, trois critères concrets orientent le choix final : la matière du métal, la pierre éventuelle, et la signification recherchée.

La matière : or massif, plaqué or, vermeil, argent ou acier

L’or massif est un alliage d’or de part en part, titré en carats (750 ‰ pour l’or 18 carats). Le plaqué or (ou doublé) désigne une couche d’or d’au moins 3 microns déposée sur un métal de base : ce seuil est fixé par le Code du commerce français, en dessous duquel l’appellation ne peut légalement pas être utilisée. Le vermeil va plus loin : une base en argent titré 925 ‰ recouverte d’au moins 5 microns d’or. L’argent 925 et l’acier inoxydable restent des alternatives plus abordables, l’acier ayant l’avantage de ne pas ternir avec le temps.

La pierre : naturelle, synthétique ou pierre de naissance

Toutes les pierres ne se valent pas en résistance : un diamant supporte un usage quotidien sans s’user, tandis qu’une pierre plus tendre comme la nacre ou la pierre de lune demande davantage de précaution. Certains choisissent leur pendentif en fonction de leur pierre de naissance, liée au mois de naissance. Dans tous les cas, la distinction entre pierre naturelle et pierre synthétique doit figurer clairement sur l’étiquette, conformément à la réglementation évoquée en introduction.

La signification : un choix guidé par le symbole

Beaucoup choisissent leur pendentif avant tout pour ce qu’il représente : la croix pour la foi, l’arbre de vie pour les racines familiales, le cœur pour l’amour, le trèfle à quatre feuilles pour la chance.

Pourquoi et comment personnaliser son pendentif ?

Un pendentif personnalisé transforme un bijou générique en objet unique, ce qui explique pourquoi cette catégorie reste l’une des plus recherchées en bijouterie en ligne.

La gravure reste la méthode la plus simple, sur une médaille ou une barrette comme vu plus haut. Le pendentif photo est à distinguer du médaillon : contrairement au médaillon qui s’ouvre pour cacher une photo à l’intérieur, le pendentif photo affiche l’image en façade, généralement protégée sous verre ou résine. Autre option courante, le pendentif prénom, en initiale ou en lettre découpée, se décline en version gravée ou ajourée.

Un point de vocabulaire utile au moment de l’achat : un pendentif dit gravable est vendu vierge, prêt à recevoir une gravure ; un pendentif gravé est déjà personnalisé au moment de l’achat.

Quelle chaîne choisir selon le type de pendentif ?

Une fois le type de pendentif choisi, le pendentif se porte autour du cou grâce à une chaîne dont le poids et l’épaisseur doivent être adaptés. En bijouterie, la règle de base veut que le poids de la chaîne soit au moins égal, voire supérieur, à celui du pendentif suspendu.

La bélière, cette petite boucle qui relie le pendentif à la chaîne, conditionne aussi l’épaisseur maximale de chaîne qui peut y passer : une chaîne trop épaisse pour une bélière étroite immobilise le mouvement du pendentif et accélère son usure.

Questions fréquentes sur les types de pendentifs

Quel type de pendentif est le meilleur ?

Il n’existe pas un type de pendentif objectivement meilleur qu’un autre : le choix dépend de l’usage. La médaille et la barrette conviennent bien à un port quotidien discret et personnalisable, le solitaire et le serti valorisent une occasion plus habillée, et le pendentif symbolique se choisit avant tout pour sa signification.

Un trèfle porte-bonheur en pendentif a-t-il toujours quatre feuilles ?

Oui. Un trèfle à quatre feuilles est le symbole porte-bonheur recherché en bijouterie. Un trèfle à trois feuilles est un motif différent, celui du trèfle irlandais classique, et ne porte pas la même symbolique.

Un pendentif solitaire est-il plus fragile qu’un pendentif serti clos ?

Oui, généralement. La monture ouverte du solitaire, sur quatre ou six griffes, expose davantage la pierre aux chocs qu’un serti clos, où le métal entoure entièrement la pierre et la protège mieux au quotidien.

Peut-on personnaliser n’importe quel type de pendentif avec une gravure ?

La médaille et la barrette sont les plus simples à graver, car elles offrent une surface plane dédiée à cet usage. Un pendentif serti ou solitaire se prête plus difficilement à la gravure, la surface disponible étant occupée par la pierre et sa monture.

Comment s’appelle l’anneau qui relie le pendentif à la chaîne ?

Cet anneau se nomme la bélière. Sa taille détermine l’épaisseur de chaîne qui peut y passer, et donc les associations possibles entre un pendentif et sa chaîne.

Catégories:

Pendentif femme